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Chroniques sur Le jardin des délices

Le jardin des délices hors zone de confort

Extrait du compte bookstagram @books_on_the_radio.

L’amour, l’harmonie, le couple parfait. Est-ce qu’on peut trouver la réponse dans le passé, dans des courants philosophiques et religieux anciens? Mais, tout d’abord, est-ce que cela existe vraiment? Poursuite d’une utopie ou vrai secret à déterrer ?
Une romance contemporaine qui m’a complètement sortie de ma zone de confort. Une écriture en phase avec la “bizarrerie” de son personnage, de vraies questions philosophiques et de vraies recherches historiques, le tout pour former un roman peu conventionnel mais très agréable à lire

Extrait du compte bookstagram@suziechicoine

Je dois avouer que lire ce roman m’a fait sortir de ma zone de confort.

Ce que j’ai particulièrement apprécié de ce roman est la plume de l’auteur. La plume est tout simplement poétique… magique! Le choix des mots étaient parfaits pour décrire les événements qui survenaient dans la vie de Célidore, mais également les émotions et sentiments venant tant de notre héros que de sa douce moitié. Chaque mot était juste. 

Sortir de sa zone de confort n’est pas toujours aisée, mais cela permet parfois de faire de jolies découvertes.

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Chroniques sur L'ange de Cassel

Des Alpes, ce que les lecteurs en pensent :

https://museelitteraire.blogspot.com/2020/10/lange-de-cassel-pat-caron.html

La couverture est un mélange de Renaissance italienne et flamande. La Renaissance italienne est représentée par le chérubin de Raphaël. C’est un détail issu de la Madone Sixtine conservée actuellement à la Gemäldegalerie Alte Meister à Dresde, en Allemagne. Ce chérubin, aussi nommé putto, peut aussi représenter l’Amour.

La Renaissance flamande est représentée par un détail du tableau Margot la Folle de Pieter Brueghel l’Ancien, peint autour de 1562, et conservée au musée Mayer van den Bergh à Anvers. Margot la folle est un personnage issu du folklore flamand. C’est la personnification de l’avarice ou de la guerre, et un synonyme de la marque de l’enfer.

L’action du livre se déroule à Cassel, une ville des Flandres. La couverture met bien en scène l’ange descendant dans la ville de Cassel, afin de stopper les guerres.

Dans la littérature mystique juive il existe un ange du nom de Cassiel qui signifie “Vitesse de Dieu” ou “Dieu est ma colère“. Il est souvent considéré comme l’un des sept archanges. Contrairement à ce qu’on pourrait penser le Mont Cassel n’a rien à voir avec l’ange. Son nom vient de Castellum qui signifie village fortifié

La plume de l’auteur est agréable à lire car elle est très fluide. Les échanges avec Dieu et les calembours qu’il utilise sont distrayants et apportent une touche d’humour à une conversation pouvant être considérée comme sérieuse et importante. L’alternance des chapitres donnent du rythme au roman.

On retrouve de nombreuses notes de bas de pages qui nous aident à cerner le contexte de la guerre qui se déroule ou qui nous expliquent qui est tel ou tel personnage. La dernière partie avec des “Si” illustrant à merveille l’expression “Avec des si on refait le monde” est appréciable et dans la continuité de l’esprit humoristique de l’auteur. 

L’Ange de Cassel a été une lecture agréable à découvrir. L’obstination de l’ange à vouloir empêcher la guerre nous montre qu’on apprend de nos échecs. Certes on peut rater notre but plusieurs fois mais on en devient plus fort à chaque fois.

J’ai eu un coup de coeur pour l’histoire de Fleur. Elle est touchante et peut faire écho à nos histoires familiales.

Si vous chercher un roman alliant histoire, humour et émotions je vous conseille fortement L’Ange de Cassel.

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Chroniques sur L'ange de Cassel

De Lorraine, ce que les lecteurs en pensent :

https://paulebooklove.over-blog.com/2020/11/l-ange-de-cassel.html

💖💖💖💖

« – Bon, eh bien, si je t’envoyais sur place, sur une de ces buttes témoins, que les mers ont déposées en se retirant justement. Je t’y assigne, et puisque tu sais tout mieux, tu sauras certainement tout mieux faire aussi.

– Euh, ce n’est pas exactement ce que je voulais dire. »

Un ange discute avec Dieu, dans un lieu, un rêve où le temps et l’espace ne sont que notions terrestres. Où l’anachronisme est un mot dépourvu de sens. Un ange qui se trouve incarné chaque fois dans un corps différent, une époque différente mais se retrouve attaché à un même lieu, la butte de Cassel.

On poursuit ses interrogations, ses doutes, ses conclusions aussi, et même son sentiment de culpabilité. Ce livre va bien au-delà d’un simple roman historique. Il touche au sens même de la condition humaine. Il philosophe avec un ton humoristique et irrévérencieux dans les échanges entre l’ange et Dieu, prenant un parti pris théologique mais totalement ouvert. Il est précis dans le vocabulaire et la construction lors des incarnations. C’est limite un pamphlet contre la bêtise humaine.

«Un cumulus s’étire en stratus-rictus. »

Il est assez rare que dans un livre je m’arrête simplement en cours de route pour contempler des phrases et des tournures. Ici, cela m’est arrivé plusieurs fois, interpellée par le jeu des mots et leur sens. J’ai pris des notes, des citations. J’ai relu plusieurs paragraphes, j’ai pris plaisir à cette gymnastique.

« Comment était-ce possible que tant de personnes, certainement intelligentes, soient brusquement et simultanément frappées d’imbécillité et d’envie du bien d’autrui ? »

Ce livre a été mijoté, concocté et réfléchi. Il est particulièrement bien documenté. Pour une fois, je n’ai pas été dérangée par les nombreuses notes de bas de pages (notamment en début de roman), elles étaient nécessaires et instructives.

« Font, faisaient, feront, tu sais le passé, le futur, tout ça c’est du présent pour moi. Et ne sois pas si pessimiste ! »

Il offre de nombreux parallèles, entre les sept jours de la Création, les sept pêchés, les vertus etc. La conclusion avec des Si nous démontre les effets papillons et domino, les conséquences d’actes ou actions paraissant complètement anodines ou anecdotiques. C’est particulièrement satisfaisant.

Je ne saurais que conseiller ce livre qui nous fait sortir des sentiers battus et de notre zone de confort. Il apporte un savoir historique et également de nombreuses pistes de réflexion.

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Chroniques sur L'ange de Cassel

Du Pays de Loire, ce que les lecteurs en pensent:

https://www.babelio.com/livres/Caron-Lange-de-Cassel/1262253

Du blog des livres d’Elfee:

Une histoire originale où un ange veut aider Dieu à améliorer le monde, a défaut de le changer.
Pour ce faire, il sera envoyé sur terre toujours au même endroit : la butte de Cassel, dans les Flandres, et à chaque fois dans la peau d’hommes ou de femmes du peuple.
Chaques chapitres – ponctués de chapitres où l’ange discute avec Dieu des événements passés et cherche des solutions – nous présente des histoires avec des personnages différents, à des époques différentes, s’étalant de 428 à 1914.
J’ai beaucoup aimé les discussions entre l’ange et Dieu, leurs réactions, qui m’ont souvent fait sourire. L’ange a une véritable volonté d’améliorer les choses afin d’éviter toutes ces guerres.
L’auteur a une plume très agréable à lire et, même si je ne suis pas une férue d’histoire (je dirais même que je suis nulle), je n’ai pas ressenti de perdition quand aux événements et dates.
Mention spéciale à “les “si” de l’histoire “, clin d’oeil rigolo au fameux “avec des si, on referait le monde!”.

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Chroniques sur L'ange de Cassel

De Paris, ce que les lecteurs en pensent :

https://www.dixily.com/t292-l-ange-de-cassel-pat-caron#459

Mon avis : Avec ce titre et le résumé au dos du livre, je dois avouer que je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mais que j’étais prête à tout accepter. Déjà, j’ai pu améliorer mes compétences en géographie avec ce roman. En effet, l’intrigue se déroule dans la véritable commune de Cassel. Le roman est assez court et est majoritairement composé de dialogue, visiblement entre une âme rêvant de paix et Dieu. Ce dernier permet alors à l’âme de se réincarner, visiblement, en une personne ayant un lien avec le Mont Cassel (qui se trouve dans les Flandres) dans le but de préserver la vie des habitants ou en tout cas, assister, sans pouvoir les arrêter, à six guerres différentes, causées par des motifs divers. Et à chaque échec, l’âme et Dieu ont une nouvelle conversation. 

Je l’avoue, ce roman m’a pris du temps à analyser parce qu’il est difficile, surtout en ce moment, de traiter de la religion sur les réseaux sociaux (même quand il s’agit de parler d’un roman). Ainsi, j’ai préféré prendre mon temps pour trouver les mots justes que simplement vous faire un avis sur mon ressenti. Si vous le voulez quand même, j’ai trouvé cette lecture divertissante et poétique, avec de belles idées et un message fort, traité avec justesse par un auteur (ou une plume) qui sait de quoi il parle. Je suis loin d’être croyante, cela dit, alors forcément, j’ai toujours un peu de mal avec les romans sur la religion parce que j’ai toujours peur de mal comprendre le message ou de mal l’analyser. Dans ce cas précis, je trouve que l’idée est bonne, la manière de faire l’est aussi et le message passe bien, quel que soit l’état d’esprit de la personne.

Je me retrouve un peu dans cette âme rêveuse qui ne souhaite qu’arrêter les guerres et qui se réincarne toujours en une personne ayant un fort lien avec une région qu’il/elle a chéri dans une vie précédente. Le roman allie humour, amour et émotion avec justesse et philosophie, avec également un traitement sur la condition humaine. Plusieurs fois lors de ma lecture, j’ai eu envie de voyager jusqu’à Cassel et essayer de me mettre à la place de cette belle âme, cherchant le positif dans un monde aujourd’hui abreuvé de négatif jusqu’à le vomir.

Un beau roman et une belle leçon de vie à découvrir.

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Chroniques sur L'ange de Cassel

D’Artois, ce que les lecteurs en pensent :

http://le-monde-de-heloisemelody.over-blog.com/l-ange-de-cassel-pat-caron.html

Extraits

Page à sauter d’un bond allègre, si trop longue ou absconse, ou encore, ô lecteur, si elle vous donne, outre l’urticaire, l’impression, en termes plus préhistoriques, qu’il se la pète. 

Lentement les mers se retirent. Enfin, les rayons de soleil percent, en éventail, les nuages aux ourlets de coton encore humides.” P. 5, Pré-histoire. 

“Tout ce qu’il vit, il le considère comme un extra, puisqu’il part de l’hypothèse que de toute façon il devrait déjà être mort. C’est fou comme les attentes déterminent le bonheur ou le malheur.” P. 21, chapitre 2, Fides contra Gulam

Appréciation personnelle

Tout d’abord, l’objet livre est très agréable. La couverture, faite d’une sorte de feutrine, est toute douce, ce qui rend le toucher très plaisant. Le tableau choisi pour la première de couverture est intéressant: c’est un tableau flamand qui reflète un paysage dévasté par la guerre, et Margot la folle personnifie l’avarice. J’ai beaucoup aimé ce roman. Il se lit rapidement et les notes sont très éclairantes sur le contexte historique ou sur les étymologies et jeux de mots. J’apprécie aussi la présence de cartes géographiques qui viennent compléter le récit. J’ai bien aimé aussi le ton léger et l’humour du roman. L’aspect historique est une toile de fond du roman, sans jamais être lourd, ce qui permet aux lecteurs n’aimant pas l’histoire d’adhérer tout de même au roman. Mes passages préférés sont l’histoire de Fleur et les épilogues ironiques.

En définitive, j’ai beaucoup aimé ce roman. Je le relirai parce que je pense que je suis passée à côté de pas mal de jeux de mots et que mon attention n’était pas optimale lors de la lecture des premières parties du roman.